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GUIZOT Elisabeth Charlotte (1773-1827)

5eme division (4eme ligne, Y, 27)
lundi 16 avril 2007.
 

Femme de lettres

Elisabeth Guizot voit le jour en 1773.

Elisabeth Charlotte Pauline de MEULAN dont le père était receveur général de la généralité de Paris, se plaisait au commerce des gens de lettre et savants, et sa maison s’ouvrait à une société brillante et spirituelle. Ce milieu ne parut pas d’abord exercer sur l’esprit de Mme de MEULAN une grande influence, mais sa passivité n’était qu’à la surface et elle montra tout à coup une femme supérieure sous le choc des malheurs de famille. Son père mourut ruiné, laissant la tristesse, la gêne, une veuve, trois fils et deux filles. Pauline, l’aînée, devint la véritable chef de famille et concentra sur ses nouveaux devoirs la puissance soudainement éclose de ses facultés.

Elle lutta contre tous les obstacles avec une grande énergie et avec une persévérance qui finit le plus souvent par dompter la mauvaise fortune. Elle prenait toujours les partis les plus courageux et rassurait les siens par sa sérénité et sa sollicitude. Obligée de quitter Paris en 1794, avec sa famille, en vertu d’une loi générale, elle se réfugia à Passy. Dans le calme de sa retraite, elle apprit à mieux connaître toutes les ressources de son esprit, et l’activité de sa pensée la consolida de son isolement.

Elle s’occupa de nouvelles études, elle médita les livres les plus sérieux de philosophie et de morale, se formant sur toutes les questions des idées personnelles. Elle prit l’habitude d’écrire en mettant en ordre ses pensées. Frappées des qualités de son esprit et de son style, d’anciens amis de ses parents lui conseillèrent de tirer parti de son talent. Le travail intellectuel, qui n’avait jusque-là pour Mme de MEULAN que la satisfaction d’un besoin de son esprit, allait devenir une ressource pour améliorer le sort de sa famille. Un premier roman, « Contradiction », fit connaître son nom. « La chapelle d’Ayton » fut publié peu de temps après. Elisabeth Charlotte Pauline de MEULAN, collabora au Publiciste, journal d’allures philosophiques timides, mais indépendantes.

Les innombrables articles qu’elle publia sur la littérature, la société, les spectacles, la mirent au rang des meilleurs écrivains de l’époque. Vers 1807, Elisabeth Charlotte Pauline de MEULAN connut M. GUIZOT qui l’aida. Ces deux natures puissantes, étaient faites pour se comprendre et s’apprécier. Elles se lièrent de confiance, d’abord et de sympathie ensuite. Ils se marièrent le 9 avril 1812. La disproportion d’âge et des divergences d’opinion n’empêchèrent pas cette union d’être parfaitement heureuse.

L‘existence de Mme GUIZOT fut douce et heureuse. Atteinte d’une maladie profonde et lente elle s’est éteinte le 30 juillet 1827. Le plus bel éloge de Mme GUIZOT est enfermé dans le lignes suivantes de M. de RESUMAT : « Sa raison semblait disposer de sa volonté : la vérité régnait sur elle de droit divin. Ce mérite rare, c’est peut-être la dernière ambition du philosophe. Partout il faut l’admirer et la chérir, cette immuable harmonie de la raison du cœur, mais est-elle jamais plus digne d’admiration et d’amour qu’alors qu’elle unit la raison d’un sage et le cœur d’une femme ? ».

De nos jours, les ouvrages de Mme Guizot sont très recherchés des amateurs, et atteignent parfois de bons prix.

A l’origine, elle reposait dans la 5e division. Sa dépouille fut exhumée et tranférée à Saint-Ouen-le-Poingt, auprés de son mari, le 30 juillet 1875. Dans la concession reposent encore le frère du ministre Jean Jacques Guizot (1789-1835) et son épouse née Alexandrine Amélie Vincens (1791-1836).

Sources : Wiki et divers. (APPL 2015)