Navigation







Hommes d’état - Représentants du peuple - Députés

SIMEON Joseph Jérôme, comte (1749-1842)

30eme division (1ere ligne, T, 32)
mardi 3 avril 2007.
 

professeur de droit et Pair de France

Joseph-Jérôme, comte Siméon est né en 1749.

Professeur de droit à l’université d’Aix-en-Provence (1778), assesseur de Provence en 1783, il perd sa chaire sous la Révolution et prend part au mouvement fédéraliste du Midi (1793).

Mis hors la loi en août, il se réfugie en Italie. De retour à Marseille après prairial an III, il est député au conseil des Cinq-Cents en 1795. Il proteste vivement, lors du Coup d’État du 18 fructidor an V, contre l’envahissement, par la force armée, du conseil qu’il présidait. Condamné à la déportation, il se cache puis se constitue prisonnier.

Libéré lors du Coup d’État du 18 brumaire, il est alors nommé tribun (an VIII) et prend une part importante dans la préparation du Code civil français. Conseiller d’Etat (1804), il devient membre du conseil de régence en 1807 puis ministre de l’Intérieur et président du Conseil d’Etat du roi Jérôme de Westphalie.

De retour en France en 1813, il accepte la préfecture du Nord (1814), siège au corps législatif des Cent-Jours, puis à la « Chambre introuvable » à la Restauration et reprend place au Conseil d’Etat en 1815.

Ministre de l’Intérieur en 1820, il préside la commission de l’Instruction publique.

Il est fait Comte en 1818, Pair de France en octobre 1821 et ministre d’Etat, il se rallie à la Monarchie de Juillet en 1830.

Il est décédé en 1842 à Paris et repose dans la 30e division.

Dans la même sépulture repose son fils, le comte Joseph Siméon (1781-1846), magistrat et directeur général des beaux-arts, également Pair de France et conseiller général, ainsi que le comte Henri Siméon (1803-1874), préfet des Vosges et administrateur, directeur des manufactures de l’Etat, député, sénateur. c’est aussi la tombe de la famille Nivière.