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PIEYRE DE MANDIARGUES André ( 1909-1991)

13eme division
vendredi 23 février 2007.
 

Ecrivain et poète

D’origine nîmoise, il est le petit-fils de Paul Bérard, ami et collectionneur de nombreux Impressionnistes.

Sa vie est essentiellement marquée par des voyages, une intense activité littéraire et une relation profonde avec la peinture.

André Pieyre De Mandiargues voit le jour à Paris en 1909.

Il a commencé d’écrire vers 1933, mais son premier ouvrage date de 1943.

Pieyre de Mandiargues découvre l’Allemagne, la Pologne, l’Autriche, la Hongrie et surtout l’Italie qui, avec le Mexique, va devenir pour lui un second site capital.

Pieyre de Mandiargues et Léonor Fini...

Bona Tibertelli, nièce du peintre ferrarais Filippo de Pisis, deviendra plus tard son épouse. Évoquant ses premiers travaux dans Le Désordre de la mémoire (1975), Pieyre de Mandiargues explique qu’il s’agissait de prolonger l’émerveillement dans lequel l’avait plongé tel ou tel auteur, quitte à découvrir ensuite des voies d’accès au langage plus personnelles.

Dali, Pieyre de Mandiargues, Gala...

Première publication de Pieyre de Mandiargues, Dans les années sordides (1943) est une suite d’hallucinations contrôlées que le langage seconde sans contraindre leur mouvement. Peu après, un long poème est écrit, Hedera (1945), où se trouve portée à un point d’intensité rare l’alliance entre le symbolisme et l’érotique.

Dès lors, Pieyre de Mandiargues publie régulièrement, Soleil des loups , 1951 ; Marbre, 1953 ; L’Âge de craie, 1961), participe, toujours un peu en marge, au mouvement surréaliste. Si la nouvelle et le poème (en vers ou en prose) gardent sa prédilection, il écrit aussi des romans ainsi que de nombreux essais, traitant aussi bien de littérature et de peinture que de " choses vues " et en partie rassemblés dans les trois Belvédères (1958, 1962, 1971).

Il a reçu le prix des critiques en 1951 pour le Soleil des Loups et le prix Goncourt en 1967 pour La Marge. Mais ces deux prix sont venus récompenser une oeuvre déjà largement développée, marquée en ses commencements par l’influence des surréalistes, dont Mandiargues a été un fidèle ami

Citations de André Pyere de Mandiargues

Caresser est plus merveilleux que se souvenir.

Elle était assez femelle pour n’attendre d’une cuirasse rien de mieux que le bonheur de la capitulation et le plaisir de la défaite.

Il est un degré dans le vierge et le pur, qui par son excès peut faire peur.

Il n’est rien d’essentiel à l’homme qui ne soit figuré naturellement, dans le caillou, la plante ou la bête.

L’amour sort du futur avec un bruit de torrent, et il se jette dans le passé pour le laver de toutes les souillures de l’existence.

L’histoire, la révolution, l’amour ne vont à leurs hauts paroxysmes que par la folie de la poésie.

L’homme ne sait pas se faire absolument dur, et son gel demeure toujours imparfait quand il s’y mêle une paille de tendresse.

La connaissance et l’amour ont pour effet d’abolir les oppositions.

La nature du monde change-t-elle, ou bien est-ce la véritable nature qui triomphe de l’apparence ?

La poésie, comme l’art, est inséparable de la merveille.

Rire est mieux qu’expliquer quand on est certaine d’être aimée.

André Pieyre de Mandiargues s’est éteint à Paris en 1991. Il repose dans la 35e division, allée transversale n°2, 2e ligne.

Ses restes mortels ont été transférés dans la 13e division (sources : bertrand Beyern, Guide des tombes d’hommes célèbres, Le Cherche Midi, Paris, 2008)