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JACOTOT Jean Joseph (1770-1840)

49eme division (1ere ligne, P, 9)
mardi 20 février 2007.
 

Professeur et éducateur

Jean Joseph JACOTOT voit le jour à Dijon le 4 mars 1770. Illustre philosophe et instituteur, il fit ses études au lycée de Dijon, c’est un écolier laborieux et intelligent, mais peu disposé à accepter ce qui ne lui paraissait pas évident et qui n’avait que l’autorité de la parole du maître où une valeur d’opinion. C’était un esprit indépendant, perspicace, ne s’accommodant pas du convenu qui a la prétention d’être le vrai et qui l’est si rarement ; mais cherchant la vérité de toute la puissance de ses rares facultés.

Jacotot passa des bancs des élèves à la chaire de maître dans son collège de Dijon ; à dix neuf ans, il était docteur ès lettres et professeur d’humanités. Ses anciens maîtres devenus ses collègues, frappés de la fermeté et de la droiture de son caractère, lui confièrent les intérêts du corps en le choisissant pour procureur.

Afin de mieux justifier la confiance dont on l’honorait, il étudia le droit et fut avocat et docteur en droit. Il se livra aussi à de profondes études mathématiques qu’il fit consacrer par un troisième diplôme de docteur.

Il est l’inventeur de la Méthode de l’enseignement universel. Il fut directeur de l’Ecole Polytechnique et député en 1815.

Le professeur était doublé du patriote qui voit dans la liberté l’émancipation politique comme l’émancipation intellectuelle. En 1788, il organisa la fédération de la jeunesse Dijonnaise avec celles de Bretagne et celle d’autres provinces, pour la défense des principes qui devaient amener la Révolution. Après le triomphe de ces principes, les fédérations durent se transformer en bataillons pour la défense de la patrie.

Jacotot fut élu capitaine d’une compagnie d’artillerie du bataillon de la Côte d’Or ; il instruisit avec un succès qui fit l’admiration des officiers spéciaux les plus expérimentés. La compagnie de JACOTOT Joseph demanda, en 1792, à aller combattre les ennemis ; le ministre de la guerre l’envoya à l’armée du nord. Elle prit part à la courte et glorieuse campagne de Belgique, assista au siège de Maëstricht, à plusieurs autres faits d’armes où JACOTOT paya de sa personne et se montra aussi prudent que brave.

Après cette mission si avantageusement remplie, JACOTOT Joseph fut nommé substitut du directeur de l’Ecole Polytechnique le 1er décembre 1794. Pendant les Cent-Jours, il fut élu malgré lui, à la Chambre des représentants où il se montra hostile à la royauté. La rédaction qui suivit la seconde restauration l’obligea à chercher sa sécurité en Belgique. Pays de sa femme ; il donna des leçons particulières pour remplacer les ressources dont l’expatriation l’avait dépouillé.

Le Roi des Pays-Bas le nomma bientôt lecteur de langue française à l’Université de Louvain. Pendant 22 ans, Jacotot fut le centre d’un mouvement pédagogique considérable ; on venait lui demander des conseils de toutes parts ; il cherchait surtout à convaincre les pauvres, qu’eux et leurs enfants pouvaient, sans aucun frais et sans aide extérieure, apprendre tout ce qu’ils voudraient étudier. Il poursuivit sans cesse l’abus de l’influence de l’homme sur l’homme, de celui qui se croit savant sur celui qui se sait ignorant : « Tout ce qui est enseigné, disait-il, n’est qu’une moitié d’homme ». Ce qui veut dire évidemment : « Tout homme qui ne sait que ce qu’on lui a enseigné, n’est qu’une moitié d’homme. »

Il revint à Paris en 1838 où il finit ses jours. Ses principaux ouvrages sont : Enseignement universel, Langue maternelle, Langue étrangère, Musique dessin et peinture, Mathématiques, Droit et philosophie panécastique.

Jean Joseph Jacotot est décédé à Paris le 30 juillet 1840. Il repose dans la 49e division.

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(APPL 2016)