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Sciences et Techniques - Orfèvrerie

ODIOT Jean Baptiste (1763-1850)

4eme division (1ere ligne, AD, 17)
jeudi 15 février 2007.
 

Orfèvre, ami de l’Empereur

Jean-Baptiste Claude Odiot voit le jour à Paris en 1763. Il fut l’orfèvre attitré de la cour et de la famille de l’Empereur napoléon.

Il était le fils de Jean-Claude Odiot, lui même orfèvre. Jean-Baptiste Claude, intégrera l’atelier familial. Il obtiendra sa maîtrise le 17 décembre 1785 et travaillera au côté de son père jusqu’à la disparition de ce denier, le 14 décembre 1788.

Fondée en 1690, la Maison Odiot conquiert sa notoriété sous le règne de Louis XV avec Jean Baptiste Gaspard Odiot, reconnu comme l’un des meilleurs orfèvres de son temps.

Le pouvoir révolutionnaire annoncera une nouvelle fonte le 6 octobre 1789. La profession en sortira exsangue.

Jean-Baptiste Claude travaillera pour l’étranger et obtiendra sa première commande de Thomas Jefferson, Président des Etats-Unis de 1801 à 1805 et réélu jusqu’en 1809.

Une loi, promulguée le 15 septembre 1792, interdira l’exportation des matières d’or ou d’argent monnayées ou non, des vaisselles d’or et d’argent et des vases d’or ou d’argent servant au culte. Privé de travail, Jean-Baptiste Claude s’engagera dans l’armée jusqu’à l’arrivée de Bonaparte. Il reprendra son activité d’orfèvrerie sous l’Empire et atteindra le sommet de sa gloire en 1811

La période impériale et ses fastes ouvrent une page de gloire pour Odiot, sous la houlette de Jean -Baptiste Claude, petit fils de Jean Baptiste Gaspard, qui verra son extraordinaire talent récompensé par les prestigieuses commandes de l’Empereur et de sa famille : le sceptre et l’épée du Sacre, le berceau du Roi de Rome, les immenses services de Madame Mère et de Pauline Borghese, le service de campagne de l’Empereur...

Les modèles crées par Odiot à cette époque, marqués par le retour à l’antique et l’usage très fréquent du vermeil, comptent sans conteste parmi les plus belles créations que l’orfèvrerie française ait produite.

La réputation d’Odiot traverse alors les frontières de l’Empire et lui ouvre les portes de toutes les Cours d’Europe.

A la restauration, Louis XVIII ne lui tiendra pas rigueur des son amitié pour Napoléon et le décorera de la Légion d’Honneur.

Jean Baptiste Odiot est décédé en 1850

Il repose dans la 4e division.

(APPL 2016)