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Commune de Paris ( 26 mars - 28 mai 1871)

GROUSSET Pascal (1846-1909)

89eme division (1ere ligne)
lundi 2 avril 2007.
 

Journaliste et membre de la Commune

Originaire de Corse, il est né à Corte en 1846. Il devient bachelier après des études secondaires au lycée Charlemagne, il fait durant 4 ans des études de médecine à Paris, il est reçu au concours d’externat en 1865 puis il abandonne et se tourne alors vers le journalisme et signe ses articles du pseudonyme Philippe Daryl.

Ses articles publiés dans le journal Le Temps, sous le pseudonyme de Philippe Daryl, essentiellement, sur le sport et l’éducation ainsi que son ouvrage La Renaissance physique (1888), proposent une vision communarde des pratiques physiques opposée à la vision « versaillaise » des pratiques sportives. Il souhaite valoriser les plus faibles et les plus en difficulté ainsi que le plus grand nombre de pratiquants contrairement au modèle sportif qui valorise le champion et le plus petit nombre. Il écrira pourtant un tome de l’Encyclopédie des Sports de 1892 consacré aux jeux de balles et de ballons. Mais il cherche davantage à promouvoir les jeux français que les sports anglais qu’il discrédite dans plusieurs articles du Temps. Il crée en octobre 1888, la Ligue Nationale d’Education Physique qui globalement rejette l’activité sportive en la considérant comme politiquement et moralement néfaste. Il s’oppose ainsi frontalement à Jules Simon qui a créé en juin de la même année un « comité pour la propagation des exercices physiques ».

Grousset est un opposant résolu du régime impérial mais il s’engage durant la guerre de 1870. Avec l’arrivée de la Commune de Paris, il débute une troisième carrière d’homme politique. Il est élu membre du gouvernement provisoire de la Commune puis il est désigné comme délégué aux relations extérieures. Son engagement politique et son travail dans le journalisme le conduiront à s’occuper des problèmes relatifs à l’enseignement. Il est alors condamné par le gouvernement de Versailles à la déportation en Nouvelle-Calédonie, où il arrive en 1872. Il s’en échappe en 1874 en compagnie d’Henri Rochefort, Olivier Pain, Charles Bastien, Achille Ballière et François Jourde, rejoint l’Australie puis se réfugie en Angleterre où il enseigne. Il rentre en France lors de l’amnistie de 1880.

En 1893, il devient député du XIIème arrondissement de Paris et le restera jusqu’à sa mort survenue en 1909. Il repose dans la 89e division.