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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

VAN ZANDT Marie (1858-1919)

87eme division (columbarium)
mardi 13 février 2007.
 

Marie Van Zandt a un descendant en la personne de M. Eric Van Zandt, auteur d’une biographie de la cantatrice. Suite à plusieurs mois de recherches, il est parvenu à localiser la case du columbarium où repose depuis 1919, son ancètre. Il obtint en 2001, de la conservation, une autorisation de travaux lui permettant de faire poser une plaque sur la case 5890.

R. D.F

Chanteuse lyrique

Marie Van Zandt, cantatrice lyrique, voit le jour le 8 octobre 1858, probablement au Texas, aux Etats-Unis.

Marie Van Zandt est américaine d’origine hollandaise, née d’une famille aisée, et possède une merveilleuse voix de soprano, elle suit des cours de chant en 1879 à Milan en Italie, avec le professeur Prieto Lampertini.

Elle fait ses débuts sur une scène de Turin dans le rôle de Zerline de Cosi fan tutte, mais pour arriver au sommet de la gloire, il faut absolument se produire à Paris. Madame Jennie van Zandt, mère de Marie connaissant un peu la capitale Française, puisqu’elle compte quelques amis au faubourg Saint-Germain, présente sa fille à Léon Carvalho directeur de l’opéra-comique à cette époque.

Marie très jolie n’avait que 19 ans, un regard de feu, mais très jalousée, son cœur battait fort au levé du rideau, mais au baisser du rideau la diva avait conquis Paris en interprétant Mignon, une partition d’Ambroise Thomas.

Elle créa en 1883, à l’Opéra, le rôle titre de Lakmé, de Léo Delibes.

Un petit matin, Marie souffrante prévient Carvalho qu’elle ne pourra pas jouer le soir, et deux semaines plus tard, de nouveau absente, ce qui fait dire que la diva défaillante a été aperçue à une réception mondaine place Favard à Paris. Surnommée depuis miss fauvette ou miss caprice, par les parisiens, elle chantera par la suite Le Pardon de Ploërmel et Les Noces de Figaro, mais lorsqu’elle interpréta pour la première fois en français, et en première séance Le Barbier de Séville de Rossini, à cause de son accent américain, tous ses détracteurs rancuniers la sifflèrent.

Prise de panique, Marie devient aphone..., et c’est le scandale car la diva est contrainte de se retirer devant une salle comble. Sous les coups de sifflets elle est remplacée par sa doublure Melle Mézeray présente dans la salle, qui fut ovationnée, mais ce succès n’aura aucune influence sur sa future carrière de cantatrice.

Après plusieurs mois de silence, Marie Van Zandt reposée et rétablie, fut rappelée par Carvalho pour interpréter Lakmé. La publicité aidant, la salle pleine, mais remplie de rancune, à l’heure du spectacle, un petit groupe organisé de braillards, chante des chansons de beuverie et crient « Carvalho démission ».... Marie désespérée crie en larmes, au directeur de l’opéra comique : « Monsieur Carvalho c’est fini... ». Elle se retirera à Cannes, où elle possède une villa, et mènera une vie paisible pour s’éteindre à l’âge de 59 ans, le 31 décembre 1919.

Marie Van Zandt repose dans la 87e division (columbarium) case 5890.

Ouvrage de M. Eric Van Zandt :

La trace de nos pères : histoire des Van Zandt / Éric Van Zandt. - Paris : Christian, 2001 (14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet numérique). - 139 p. : couv. ill. en coul. ; 23 cm.

Sources et crédit photo : E. Van Zandt (APPL 2007)