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Ecrivains - Littérateurs - Hommes de lettres

LAVEDAN Henri, écrivain (1859-1940)

19eme division (1ere ligne, S, 28)
samedi 10 février 2007.
 

Ecrivain et académicien

Henri Léon Émile Lavedan, journaliste et auteur dramatique, voit le jour à Orléans dans le Loiret, le 9 avril 1859.

Fils du journaliste catholique Léon Lavedan, directeur du Correspondant, Henri Lavedan débuta lui-même comme journaliste, collaborant au Figaro, au Gil-Blas ou à L’Écho de Paris. Il donna de très nombreux articles à ces périodiques ainsi que des contes et des dialogues sur la vie parisienne, dont beaucoup furent ensuite réunis en volumes. L’un d’eux, La Haute, raille les aristocrates, inaugurant une veine que Lavedan allait ensuite exploiter largement sur la scène.

En 1891, il se tourna vers le théâtre en donnant avec succès à la Comédie-Française Une famille. En 1894, Le Prince d’Aurec (plus tard rebaptisé Les Descendants), fut refusé par Jules Claretie à la Comédie-Française mais applaudi au Théâtre du Vaudeville où il eut plus de cent représentations : l’auteur y développe un de ses thèmes de prédilection, la satire de la noblesse, accusée de frayer avec la haute finance juive.

Suivirent de nombreuses comédies brillantes et spirituelles : Les Deux noblesses (1897), Catherine (1897), Le nouveau jeu (1898), Le Vieux marcheur (1899), Le Marquis de Priola (1902), tentative de transposition du mythe de Don Juan à l’époque moderne, Varennes (1904) (en collaboration avec G. Lenôtre), Le bon temps (1906), L’assassinat du duc de Guise (1908). Il triompha avec Le Duel (1905, Comédie-Française), pénétrante étude psychologique des relations entre deux frères en même temps qu’appel à l’apaisement au moment des déchirements induits par la loi de séparation des églises et de l’État.

Sa pièce L’assassinat du duc de Guise (1908) fut à la base du film portant le même titre, réalisé en 1908 par André Calmettes et Charles Le Bargy.

Au moment de l’affaire Dreyfus, il rejoignit le camp anti-dreyfusard. Après la Première Guerre mondiale, face à la transformation profonde de la société décrite dans ses comédies, Lavedan choisit de cesser d’écrire pour le théâtre. Il publie un roman (Le Chemin du Salut, 1920-1921), un essai historique sur Saint Vincent de Paul (Monsieur Vincent aumonier des galères, 1928) et des mémoires parus dans La Petite Illustration (1933-1938).

Il fut élu à l’Académie française le 8 décembre 1898 en remplacement d’Henri Meilhac. Henri Lavedan est décédé à Paris le 3 septembre 1940. Il repose dans la 19eme division.