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Ecrivains - Littérateurs - Journalistes

FABRE D’OLIVET Antoine, écrivain (1767-1825)

10eme division
samedi 10 février 2007.
 

Ecrivain ésotérique

Antoine Fabre d’Olivet voit le jour le 8 décembre 1767, à Ganges, dans l’Hérault.

Il est protestant de confession et cévenol, de la même famille que Jean Fabre de Nîmes, venu commercer à Paris, Antoine Fabre d’Olivet s’y adonne surtout aux lettres et à la musique.

Il débute par des pièces mêlées de chansons : Le Génie de la nation (1789), Le Quatorze juillet (1790), Le Miroir de la vérité (1791). Il écrit ensuite : Toulon soumis (1794) un opéra révolutionnaire, Le Sage de l’Indostan (1796), un drame philosophique.

On lui doit également une traduction d’un ancien manuscrit provençal, Azalaïs et le gentil Aimar (Maradan, Paris, 1799) inscrit au Catalogue de la Bibliothèque du Château d’Oron.

Fabre d’Olivet prétendit avoir découvert la clef des hiéroglyphes et avoir retrouvé le vrai sens de la langue hébraïque, qui était, disait-il, restée ignorée jusqu’à lui, il publia dans ce but la Langue hébraïque restituée, 1816, cet ouvrage fantaisiste et insensé fut mis à l’Index.

Fabre d’Olivet prétendait avoir guéri des sourds-muets par une méthode secrète [Guérison de Rodr. Grivel, 1811).

Auteur de La langue hébraïque restituée, ouvrage auquel Papus se réfère très souvent, on lui doit aussi une Histoire philosophique du genre humain dans lequel il tente de reconstituer à partir des légendes certains des évènements historiques qui se sont produits avant l’invention de l’écriture, ainsi qu’une traduction et un commentaire des Vers dorés de Pythagore.

Les vers dorés ont été publiés en "feuilleton" dans la revue le voile d’Isis, organe hebdomadaire du Groupe Indépendant d’Études Ésotériques de Paris, dirigé par Papus, du numéro 15 (25 février 1891) au numéro 30 (9 septembre 1891).

Sa pensée a influencé nombre d’occultistes, parmi lesquels Eliphas Lévi.

Antoine Fabre d’Olivet s’est éteint le 25 mars 1824 (25 ?) à Paris. Il repose dans la 10eme division.