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Maîtres de forges - Entrepreneurs - Hommes d’affaires - Industriels

SCHNEIDER Eugène, maître de forges (1805-1875)

13eme division (2eme ligne, X, 22)
samedi 10 février 2007.
 

Industriel, maître de forges

Joseph Eugène Schneider, industriel français, fondateur de la dynastie des maîtres des forges du Creusot, voit le jour à Bidestroff dans la Meurthe, le 29 mars 1805.

Il est le fils d’Antoine Schneider (1759-1828) et de Catherine Durand, neveu du général Virgile Schneider, et frère cadet d’Adolphe Schneider.

Eugène Schneider commença sa carrière trés modestement, d’abord dans une maison de commerce de Reims, puis dans la banque Seillière. Il se distingua par son sens des affaires et devint, à vingt-cinq ans, directeur des forges de Bazeilles.

Lorsque son frère Adolphe fut nommé directeur gérant du Creusot en 1833, Eugène Schneider lui fut adjoint comme co-gérant. Il contribua grandement à la prospérité de l’établissement. Audécès de de son frère survenu en 1845, il fut élu à sa place conseiller général du canton de Couches et Montcenis puis, le 13 septembre 1845, député du 5e collège de Saône-et-Loire (Autun).

Seul directeur du Creusot, il acquit bientôt une haute situation dans l’industrie et devint membre du conseil général des manufactures. Il fut réélu député le 1er août 1846. Il appuya jusqu’au bout la politique de Guizot et appartint constamment à l’opinion conservatrice.

Il se présenta sans succès à l’Assemblée constituante en 1848 et à l’Assemblée législative en 1849. Constamment élu député de sa circonscription durand le Second Empire, il fut cependant mis en ballotage par le canditat libéral Joseph Michon aux élections de 1869.

Il fut président du Corps législatif sous le Second Empire et grand-croix de Légion d’honneur. Eugène Schneider s’est éteint à Paris le 27 novembre 1875. Il repose dans la 13e division.