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Commune de Paris (mars-mai 1871)

COURNET Frédéric, journaliste, membre de la Commune (1837-1885)

95eme division (1ere ligne, K, 27)
samedi 3 février 2007.
 

Journaliste

Membre de la Commune

Frédéric, Etienne COURNET est né le 1 janvier 1838 à Lorient dans le Morbihan. Il appartient à une vieille famille bretonne. Il était le petit-fils d’un capitaine au long cours et le fils d’un ancien officier de marine républicain militant , qui prit part active à la Révolution de 1848. Au coup d’état de 1851, il fut arrêté. Il dut se réfugier à Londres oùil fut malheureusement tué dans duel resté célèbre, avec Barthélémy.

Frédéric Cournet fait ses études à Lorient, puis entre dans le commerce. Pendant quelque temps, il appartient à l’administration des Chemins de Fer du Midi.Il est ensuite directeur du Casino d’Arcachon.

Frédéric Cournet s’installe à Paris et se mêle dès 1863 au mouvement républicain et écrit dans les petits journaux démocratiques de la rive gauche.

Etant employé dans une compagnie de navigation transatlantique, il quitte la France de 1865 à 1868. losqu’il revient en France, il prend part aux luttes du parti avancé contre l’Empire.

Il entre comme secrétaire de la rédaction au journal Le Réveil, dirigé par Charles Delescluze, il s’y fait remarquer par sa virulence et la vivacité de ses polémiques.

Il est arrêté une première fois par ordre de M. Pinard, ministre de l’Intérieur, à la suite de la manifestation sur la tombe du député Baudin.

Il est conduit de nouveau à Mazas le 13 juin 1868 et gardé au secret pendant deux moissans lui faire connaître le motif de son arrestation. Il est incarcéré une troisième fois en 1870 sous la prévention de complicité dans le fameux complot de Blois, aprés cinq mois de préventuve, on doit l’acquitter, faute de preuves.

Pendant le siège de Paris, il est nommé commandant d’un des bataillons de marche du 18e arrondissement, il se distingue dans les combats d’avant poste, à Bondy et à Drancy.

Il est élu le 8 février 1871,député à l’Assemblée nationale de Bordeaux. Cournet siège à l’extréme gauche, il vote le 1er mars contre les préliminaires de paix.

Sourvient l’inssurection de la Commune de Paris, Cournet se prononce pour pour le Comité central et est élu membre de la Commune de Paris le 26 mars 1871. Il donne le 30 du même mois sa démission de député. Il fait succèsivement partie dans la Commune, de la commission de sûreté publique, de la Commission exécutive et remplaça Raoul Rigaud à la préfecture de Police le 24 avril.

Quelques jours aprés l’entrée des Versaillais dans Paris, il parvient à quitter la France et s’exila à Londres. En septembre 1872, il assiste, comme délégué,à la réunion du Conseil général de l’Internationale à La Haye. Il résida en Suisse et revient à Paris lors de l’amnistie en 1880. En 1881, il collabore au journal Ni Dieu, ni Maître, puis dirige à Lyon, une feuille socialiste-révolutionnaire.

Frédéric Cournet est décédé le 23 mai 1885 à Paris, d’une maladie de gorge.

Ses obsèques qui eurent lieu un jour aprés celles de M. Amouroux, autre membre de la Commune, donnèrent lieu à des incidents.

Il repose dans la 95e division, 1ere ligne , tombe 14, face à la 92e division. Le monument est orné d’un buste en bronze, oeuvre du sculpteur Syamour.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2009)

Frédéric Cournet, Buste en bronze, 1886 par Syamour (Fonderie Barbedienne).