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Commune de Paris (mars-mai 1871)

ROGEARD Louis Auguste (1820-1896)

95eme division (28eme ligne, G, 30)
samedi 3 février 2007.
 

Journaliste, écrivain

membre de la Commune

Louis-Auguste Rogeard, est né à Chartres le 26 avril 1820,

Décédé à Paris le 7 décembre 1896

Il connut très tôt des démêles avec les autorités politiques et religieuses, fut emprisonné et plus tard dut s’exiler.

Publiciste, élève de l’Ecole Normale.

En 1871 il fut élu membre de la Commune.

Il est le fils d’un capitaine en retraite décoré de la Légion d’honneur. Élève de l’École normale supérieure de Paris, docteur ès lettres, il est révoqué pour son refus de prêter le serment de fidélité à l’Empereur Napoléon III.

Il donne des leçons particulières et des cours dans un établissement privé. En 1863, il publie un recueil de citations latines à tendances républicaines.

En 1864, il crée le journal La Rive Gauche où il écrit, en 1865, les Propos de Labienus, satire du régime impérial qui ont une grande influence sur les étudiants du Second empire. Il doit se réfugier en Belgique, puis au Luxembourg et enfin à Londres et est condamné à cinq ans de prison par contumace.

Il est l’auteur de l’ouvrage "Les propos de Labiénus", satire politique célèbre où l’auteur sous la forme d’une fiction mettant en scène des personnages de l’Antiquité, se livre à une critique féroce de Napoléon III et de son pouvoir.

Cette édition très rare, fut publiée à Londres peu de temps après la publication de la première qui fut saisie par la police.

Auguste Rogeard fut poursuivi avec acharnement par la police de Napoléon III. Il connut un énorme succès, avec son livre qui fut l’objet de nombreuses contrefaçons et traductions.

Il revient en France après la proclamation de la République en septembre 1870. Il collabore aux journaux de Félix Pyat, le Combat et Le Vengeur dont il est rédacteur en chef. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le VIe arrondissement. Mais il démissionne jugeant le nombre de ses électeurs trop faible.

Après la Semaine sanglante, il se réfugie en Alsace puis à Vienne en Autriche d’où il est expulsé en août 1873. Il devient précepteur dans une famille noble près de Budapest en Hongrie. Le Conseil de Guerre français le condamne à mort par contumace. Il ne revient en France qu’après l’amnistie de 1880. Il parvient à redevenir professeur mais vit dans la pauvreté.

Il est décédé à Paris en 1896.

Il repose dans la 95e division.

Concession gratuite par arrêté Préfectoral du 30 décembre 1897.

Tombe introuvable ou disparue...

Sources : Wikipédia et divers (2017)

Portrait d’Auguste Rogeard par Louis Tinayre (Musée Carnavalet, Paris).

(APPL 2017)