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Cinéma - Télévision - Audio visuel

OPHÜLS Max, cinéaste (1902-1957)

87eme division (columbarium)
samedi 3 février 2007.
 

Lola Montès.... peut être l’oeuvre majeure de Max Ophüls. La critique et le public des années cinquante ne lui ont pas réservé un accueil délirant d’enthousiasme...

Et pourtant, chaque fois que la télévision le programme ou que les cinémas d’anthologie le mettent à leur affiche, ce film remporte un bon succès.C’est aussi l’apogée de la carrière de Martine Carol...

Cinéaste et metteur en scène

C’est le 6 mai 1902 à Sarrebruck, en Allemagne, que vient au monde Maximilien Oppenheimer, qui deviendra célèbre sous le nom de Max Ophüls. Pour sa carrière théâtrale et cinématographique, il choisit ce pseudonyme pour ne pas gêner son père, fabricant de vêtements en cas d’échec de sa part.

C’est comme acteur stagiaire qu’il commence sa carrière en 1919, il entre dans la production théâtrale en 1924. Deux années plus tard, on le retrouve directeur de création du Burgtheater à Vienne (Autriche).

Il ne monte pas moins de deux cent pièces et se tourne alors vers la production de films en 1929. Il devient chef-dialoguiste sous la direction d’Anatole Litvak à Universum Film AG (UFA) à Berlin. Il travaille dans l’Allemagne entière et dirige son premier film en 1931 avec le court métrage Dann schon lieber Lebertran.

Mais, prévoyant la montée du nazisme et ses ravages, Ophüls, qui est juif, se réfugie en France en 1933, après l’incendie du Reichstag. Il devient citoyen français en 1938. Arrive la défaite et l’occupation, il gagne alors les Etats-Unis par la Suisse et l’Italie en 1941. Mais, le cinéma américain le laisse sans travail. Mais il reçoit une aide inattendue de la part de Preston Sturges qui l’admirait depuis longtemps. Grâce a lui, Max Ophüls continua à réaliser quelques films remarquables.

Parmi l’œuvre de Max Ophüls citons : Liebelei (1932), The Exile (1947), La Ronde (1950), Le Plaisir (1951), Madame de... (1953) et Lola Montès (1955).

Il ne revient en France qu’en 1950. C’est à Hambourg que son destin l’attendait, il meurt d’une crise cardiaque le 25 mars 1957. Il n’a alors à son actif que la production d’une vingtaine de films. Il repose dans le columbarium, case N° 6219, 87e division.