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Hommes politiques - Représentants du Peuple - Ministres

PELLETAN Camille, journaliste et homme politique (1846-1915)

87eme division (columbarium)
jeudi 1er février 2007.
 

Journaliste et homme politique

Charles Camille Pelletan voit le jour à Paris, le 28 juin 1846. Il est le fils d’Eugène Pelletan (1813-1884). Sur son arbre généalogique, ne figurent pas moins de onze parlementaires, parmi lesquels Georges Bonnet, Michel et Jean-Louis Debré.

Il fut diplômé en droit et ancien élève de l’Ecole nationale des Chartes. A vingt ans, il devint journaliste, il fut très impliqué dans la critique du régime de l’Empereur Napoléon III. Après la fin de la guerre Franco-prussienne de 1870, il est l’un des meneurs des radicaux et s’oppose aux républicains dits « opportunistes » qui perdurent la politique de Léon Gambetta.

A partir de l’année 1880, il travaille, avec succès à la révision des peines des républicains impliqués dans le soulèvement de la Commune de Paris en 1871. Il est élu député des Bouches-du-Rhône de 1881 à 1912, puis sénateur de ce même département de 1912 à 1915. Pelletan devient alors membre du Parti-radical-socialiste dès sa création.

Il devient ministre de la Marine dans le cabinet Emile Combes, après l’affaire Dreyfus, de juin 1902 à janvier 1905. L’exercice de son ministère fut très critiqué à l’époque. En 1904, pendant les grandes grèves de Marseille, il montra beaucoup de sympathie pour les grévistes et les méthodes socialistes qu’ils affichaient. Une violente polémique s’en suivit, et les caricaturistes s’en donnèrent à cœur joie pour le brocarder.

Camille Pelletan nous a laissé plusieurs ouvrages : Les Associations ouvrières dans le passé (1874), La Semaine de Mai (1880), Georges Clemenceau (1883), Les Guerres de la Révolution (1884) et De 1815 à nos jours (1892).

Camille Pelletan s’est éteint le 4 juin 1915 à Paris. Sa dépouille mortelle fut crématisée et repose au Columbarium (case 6356) dans la 87e division.