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Théâtre - Danse - Arts de la scène

FULLER Loïe, danseuse et chorégraphe (1862-1928)

87eme division (columbarium)
jeudi 1er février 2007.
 

Danseuse et chorégraphe

Loïe Fuller, né Marie Louise Fuller dans l’Illinois (Etats-Unis), à Fullersburg, le 15 janvier 1862, fut une danseuse américaine, célèbre pour ses voiles qu’elle utilisait en les faisant tournoyer dans ses chorégraphies.

Il existe plusieurs versions de son ascension vers le succès et la gloire. Selon certains, c’est en tant que comédienne, meneuse de revue qu’elle aurait découvert sa voie, à New York en 1889.

Empêtrée dans un costume trop large pour elle, pour éviter de trébucher, elle aurait improvisé de grands mouvements, tout de suite, appréciés par le public qui la considère alors comme une orchidée ou un papillon.

Elle crée sa première chorégraphie, intitulée, La Dame Serpentine, à Paris en 1892. C’est immédiatement un grand succès bientôt imité par de nombreuses danseuses.

Dès ses débuts aux Folies Bergères, à Paris, elle devient l’une des artistes les mieux rétribuées et l’une des plus en vue.

L’avant-garde artistique, les symbolistes, Stéphane Mallarmé qui la considère comme l’incarnation même de l’utopie symboliste, résume ainsi l’impression que sa danse lui fit : « Ivresse d’art et, simultané, accomplissement industriel » (Crayonné au théâtre).

Parmi ses admirateurs, on compte Auguste Rodin, Henri de Toulouse Lautrec, Jules Chéret, Camille Flammarion (Loïe Fuller fut membre de la Société d’astronomie), Hector Guimard et Pierre et Marie Curie.

Elle fut l’une des seules, avec Jane Avril, a oser danser en solo et sans corset, inaugurant par là une ère nouvelle de la chorégraphie.

Elle déposa plus de dix brevets, principalement liés à des accessoires et éclairages divers.

Elle avait publié ses Mémoires en 1908, qui furent repris en 2002, sous le titre Ma vie et la danse (Editions l’œil d’or, Paris).

Malgré le succès et la gloire, elle fut bientôt éclipsée en 1902, par la grande Isadora Duncan, sa compatriote qu’elle contribua à faire connaître en Europe. Malgré sa brillante carrière, elle fut bien oubliée après son décès.

Loïe Fuller est décédée à Paris le 1er janvier 1928.

Ses restes mortels furent crématisés et repose dans le columbarium dans la case N° 5382, dans la 87eme division (Crématorium et columbarium).

La plaque en bronze représentant sa signature a été volée, et à ce jour non retrouvée...

Sources : Thierry Engels - Wikipédia et divers.

Crédit photos : Thierry Engels - Philippe Landru - Régis Forrestier (2016)

(APPL 2016)