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DELAVIGNE Jean-François Casimir (1793-1843)

49ème division
mardi 13 septembre 2005.
 

Ecrivain français

S’il est un auteur bien oublié aujourd’hui, c’est bien celui là. Pourtant, il eut en son temps une notoriété que bien des écrivains pourraient lui envier.

Né au Havre en 1793, ce poéte et auteur dramatique fut annonciateur du romantisme naissant.

Ses pièces marquent l’affranchissement avec les régles théatrales classiques. Dès 1818, il connait la gloire avec ses Messéniennes , trois poêmes patriotiques écrits en protestation contre les invasions et l’occupation des alliés aprés la chute de l’Empire.

Le Roi Louis XVIII lui octroie le poste de bibliothécaire de la Chancellerie et lui envoie ses félicitations marquées. C’est avec une tragédie, Les Vêpres Siciliennes, qu’il connait son premier succès. Viennent ensuite une comédie, Les Comédiens (1820) et le Paria (1821), une tragédie qui n’est pas éloignée du drame romantique et qui lui vaut le soutien de la jeunesse libèrale du moment.

Il est élu à l’Académie Française, mais refuse une rente de Charles X, ce qui lui fait pardre sa place de bibliothécaire. Le futur Louis-Philippe, alors duc d’Orléans, le nomme au même poste au Palais-Royal. C’est grâce à lui que la jeune Elisa Mercoeur put obtenir une pension qui lui permit un temps de composer ses vers. Son soutient au Roi louis-Philippe, aprés l’avénement de celui-ci, lui coute sa popularité, même si ses denières pièces , Louis XI en 1832 et Les Enfants d’Edouard en 1833, sont des succès.

Il meurt à Lyon en 1843.