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Révolution et Empire

FRESIA Maurice, général de division baron (1746-1826)

24eme division (2eme ligne, derrière Pérignon)
dimanche 28 janvier 2007.
 

Général de division

Maurice Ignace Fresia, baron d’Oglianico voit le jour à saluces dans le Piémont le 31 juillet 1746, d’une ancienne famille du Piémont.

Il entra au service de Sardaigne en 1766, et passa de grade en grade à celui de major.

Nommé colonel du régiment de Chablais en 1793, puis colonel du régiment des chevau-légers du roi, et brigadier de ses armées en 1796, il fit avec l’armée piémontaise les premières campagnes contre la France.

Cependant le roi de Sardaigne ayant, par l’abandon de ses états, délié les Piémontais de leur serment de fidélité, le colonel Fresia passa au service de France ; assimilé au grade de général de brigade par Joubert et commandant de la cavalerie piémontaise, le 14 décembre 1798.

Au commencement de 1799, il commandait, à l’armée d’Italie, une brigade de dragons, et obtint sa part de la gloire que recueillirent les Français dans deux batailles livrées aux Autrichiens sous les murs de Vérone. Général de brigade dans l’armée française, le 13 germinal an X (3 avril 1802).

Il fut créé membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, il fut nommé commandant de celle-ci le 25 prairial de la même année. Promu Général de division, le 3 juin 1807, il commanda un corps de cavalerie étrangère à Friedland. Il est fait baron de l’Empire,par lettres patentes en date du 7 juin 1808.

Il fut fait prisonnier à Baylen, 22 juillet 1808, commandant la 18e division militaire à Dijon, le 28 octobre, commandant la 4e division militaire du royaume d’Italie fin 1809, gouverneur provisoire de Venise en juillet 1810. Au 4e Corps de la Grande Armée en Saxe, en février 1813, commandant militaire des provinces illyriennes, le 17 juillet.

Admis à la retraite le 24 décembre 1814, inspecteur général de cavalerie le 3 juin 1815, et, chargé de gloire et d’infirmités, admis de nouveau à la retraite le 29 août 1815, après avoir passé sous les drapeaux 49 années de sa vie.

Il fut naturalisé Français le 7 décembre 1815, fidèle à sa patrie adoptive, et voulant lui consacrer son dernier soupir, il fixa sa résidence en France.

Il décéda le 3 novembre 1826, à Paris. Chevalier de Saint Louis.

Sources : Les Gloires militaires de la France, Charles Mulliè, Paris, 1851.

Crédit photo : Jacques Seynaeve