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Révolution et Empire

FABVIER Nicolas, général baron (1788-1855)

73eme division (5eme ligne, AB, 26)
samedi 27 janvier 2007.
 

Général de division

Charles Nicolas baron FABVIER voit le jour le 10 décembre 1782 à Pont-à-Mousson dans la Meurthe.

Il fit de brillantes études et fut polytechnicien.Il débuta sa carrière militaire au grade de sous lieutenant au 1er Régiment d’Artillerie en 1804.

Il fut envoyé en 1807 avec la mission militaire pour défendre Constantinople contre les Anglais. Il fut Volontaire dans l’armée polonaise en 1809, puis Capitaine aide de camp de Marmont duc de Raguse en Espagne en 1811,Il s’illustra pendant la campagne de la Moskowa en Russie en 1812.

Il est promu Chef d’escadron puis Colonel en 1813, et chef d’Etat Major. de 11 corps d’Armée. Il prit part à la Défense de Paris en 1814. A la Restauration il fut Chef d’Etat Major de Marmont, duc de Raguse en 1819.

Il quitta la France en 1822, il se rendit en Grèce où il soutint l’indépendance. Revenu en France, il devint chef d’Etat Major du général Gérard, futur maréchal de France (1830-1831).

Il est promu Lieutenant-général en 1839, Membre des Comités supérieurs d’Infanterie et d’Etat Major, puis Général de division et Ambassadeur à Constantinople en 1848.

Il fut élu Député de la Meurthe en 1849.

Il était Grand-officier de la Légion d’Honneur et Pair de France. Le général Fabvrier est décédé le 15 septembre 1855 à Paris. Il repose dans la 73ème division dans la 2ème section du chemin Serré, dernière ligne.

L’éphéméride du Père-Lachaise a ajouté :

15 septembre 1855.

Mort à Paris du général Charles Nicolas FABVIER, brillant officier sous l’Empire, héros de la guerre d’indépendance grecque, rallié à la Monarchie de Juillet.

« Commande-nous, Fabvier, comme un prince invoqué !

Toi qui seul fus au poste où les rois ont manqué,

Chef des hordes disciplinées,

Parmi les grecs nouveaux ombre d’un vieux romain,

Simple et brave soldat, qui dans ta rude main

D’un peuple as pris les destinées ! »

( Victor Hugo, Les Orientales, 1827 )

Dès 1805, ce jeune polytechnicien lorrain, né à Pont-à-Mousson en 1782, rejoint le camp de Boulogne puis participe à la prise d’Ulm préalable à Austerlitz : il y sera le plus jeune officier décoré de la grande Armée, comme il sera en 1813 son plus jeune colonel. Après avoir fait Austerlitz, il suit Gardanne auprès du Chah et fonde l’arsenal d’Ispahan (1807), puis combat avec Poniatowski à Cracovie (1812). Aide de camp de Marmont en Espagne, on le retrouve à la Moskova et en Saxe (1813).

Colonel après Dresde, baron de l’Empire après Hanau, il défend Paris avant de signer la capitulation (1814).

En 1815, il se rallie à Louis XVIII, puis, devant les excès de la politique ultra-royaliste, embrasse la cause des libéraux, et se met au service de l’insurrection grecque. Au service de l’indépendance hellénique, il défend Athènes contre Rachid Pacha (1827).

Après un premier séjour en 1823, il revient en Grèce avec le projet d’une force organisée, disciplinée et mobile, capable de lutter contre Ibrahim Pacha.

Malgré ses faibles effectifs (1 000 hommes environ), cet embryon de l’armée régulière grecque joue un rôle de catalyseur dans la guerre d’Indépendance. Assiégé dans l’Acropole qu’il est parvenu à enlever en octobre 1826, Fabvier défend Athènes contre les Turcs jusqu’en février 1827, puis participe à d’autres opérations, notamment à Chio, avant de regagner la France en 1830.

Louis-Philippe le nomme gouverneur militaire de Paris, et pair de France (1845).

Ayant réorganisé l’armée danoise (1849), il est élu député de la Meurthe (1852).

Il repose dans la 73ème division.

Sources principales :

http://www.larousse.fr/.../p.../g%C3%A9n%C3%A9ral_Fabvier/179762 http://sabix.revues.org/499 ?lang=en

Crédit photos : Jacques Seynaeve - Régis_Forrestier (APPL 2009)